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sorties - Giverny, Rouen 2011

Le 27 octobre, après un voyage assez long et un repas au restaurant du musée:

La visite de la collection Clark.

 

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Nous découvrons à Giverny, seule étape française de l'exposition, plus de 70 des plus belles toiles de cette collection, parmi lesquelles une vingtaine de Renoir, des Monet, Manet, Pissarro, Sisley, Degas, Bonnard, Boudin, Caillebotte, Morisot, Cassatt. Quelques oeuvres d'artistes pré - impressionnistes tels que Millet, Corot, et des toiles de peintres académiques tels que Bouguereau, Troyon ou Gerôme y figurent également.

Ecole de Barbizon, impressionnisme, académisme et postimpressionnisme se retrouvent donc à Giverny où se déploie une sélection de 72 oeuvres qui révèlent à la fois un éclectisme dû à la subjectivité du collectionneur et une cohérence inhérente à son goût.

 Les deux jardins de Giverny.

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Les jardins sont divisés en deux parties, un jardin de fleurs devant la maison, qu'on appelle le Clos Normand et un jardin d'eau d'inspiration japonaise de l'autre côté de la route. Les deux parties du jardin s'opposent et se complètent. Le Clos Normand d'environ un hectare, Monet l'a transformé en un jardin riche en perspectives, en symétries et en couleurs. En cette période de l'année les arbres fruitiers ou d'ornement dominent en couleur allant du jaune au marron en passant par des orangers magnifiques dont Monet s'est inspiré pendant plus de vingt ans.   Monet a mêlé les fleurs les plus simples aux variétés les plus recherchées. En ce moment des capucines envahissent le sol de l'allée centrale. Claude Monet n'aimait pas les jardins organisés ou contraints. Il alliait les fleurs en fonction de leurs couleurs et les laissait pousser assez librement. Le jardin d'eau tout en asymétrie et en courbes s'inspire des jardins japonais que Monet connaît par les estampes dont il est un fervent collectionneur. On trouve dans ce jardin d'eau le fameux pont japonais et autour des saules pleureurs, une forêt de bambous et surtout les fameux nymphéas qui malheureusement ne sont pas en fleurs à cette période de l'année.

 

La maison

 Claude Monet a vécu dans sa demeure de Giverny pendant quarante-trois ans de 1883 à 1926. Cette période très longue lui a permis d'agencer la maison à son goût, tout en l'adaptant aux besoins de sa vie familiale et professionnelle.

 Tout le côté gauche de la maison est réservé à Monet qui y possède son espace de travail et de repos. Son atelier, devenu par la suite son salon-fumoir, lui permettait aussi de recevoir ses visiteurs, marchands, critiques et collectionneurs.  A l'autre bout de la maison, la cuisine, toute bleue,  est assez vaste pour préparer quotidiennement des repas d'une famille de dix personnes. Les murs sont recouverts de carreaux de céramique de Rouen. La fraîcheur donnée par le bleu est tempérée par une impressionnante collection de casseroles en cuivre et par un énorme fourneau à bois et charbon en fonte. Quant à la salle-à-manger, c'est la pièce la plus spectaculaire de la maison. Elle tranche résolument avec le goût de son époque qui vénérait plutôt les teintes sombres. Il l'a fait peindre en deux tons de jaune de chrome. Cette couleur vibrante met en valeur la vaisselle de faïence bleue exposée dans les buffets.

 La visite commence par le petit salon boudoir de couleur bleue. De sa chambre, toute jaune, Monet jouissait d'une vue magnifique sur son jardin.

 C'est Monet qui a présidé à la décoration de toute la maison, donnant libre cours à son amour de la couleur. C'est réussi. Il aimait s'entourer d'estampes japonaises et s'en inspirer, il en possédait plus de deux cents. Des meubles de style bambou rappellent que le japonisme faisait fureur à la fin du 19ème siècle.

 Impossible de tout décrire, mais tout est charmant, plein de couleur, on aimerait y vivre.

 C'est Monet qui a choisi la couleur rose de la façade et celle des volets qu'il a décidé de faire peintre en vert. Devant la maison, la pergola est couverte de rosiers grimpants et la vigne vierge pousse sur la façade. La maison se fond dans le jardin. Le lieu est merveilleux. 

 Avez vous déjà goûté du canard à la rouennaise préparé par un maître canardier ?
 

 Les successeurs de Julien Gueret nous ont présenté cette recette de la fin du XVIIIème siècle, faisant partie du patrimoine culinaire rouennais.

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La particularité de ce canard étouffé et non saigné est sa chair moelleuse, savoureuse, colorée...

 En fait, on étouffe le canard sans le saigner, on le plume et on le flambe. Ensuite on le fait rôtir au four ou à la broche avec un peu d'huile. On hache les échalotes et on ajoute le vin en faisant réduire. On y ajoute le poivre et un peu de sel. Puis, on prélève le foie et on le réduit en purée. Après 20 mns de cuisson maximum on sort le canard du four et on découpe les filets en aiguillettes. On détache les cuisses et on les coupe en deux. On presse ensuite la carcasse avec une grosse presse en argent afin de récupérer le sang et on ajoute le foie à la sauce au vin rouge sans la faire bouillir. On y ajoute aussi quelques gouttes de porto et on finit avec le beurre en petits morceaux.

C'est un délice !!

 

Le 28 octobre, visite de la ville de Rouen.

La visite commentée de la ville par un guide de qualité nous permet de découvrir la longue histoire de cette ville dite "la ville aux cents clochers", mais qui n'en possèderait désormais plus qu'une trentaine !

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Rouen, arrosée par la Seine est le chef-lieu de la région Haute-Normandie. Elle compte plus de 100 000 habitants.

A l'origine, la ville se situait sur la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut la rive gauche.

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports français d'importation d'agrumes et de fruits tropicaux. De grands armateurs ont marqué l'histoire portuaire. Des rues et des avenues de l'agglomération portent leur nom.

 

Au IIIème siècle après JC, la ville gallo-romaine a atteint son plus fort développement. C'est pendant cette période que la première cathédrale a été construite.

A partir de 841, les Vikings ont effectué de fréquentes incursions en vallée de la Seine et ravagé Rouen. Attaquée à nouveau par les Nortmanni en 843, Rouen est devenue la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking, a obtenu une région équivalente en taille à l'actuelle Haute-Normandie du roi de France. En 949, le duc de Normandie Richard 1er, dit Sans Peur  bat lors du siège de Rouen une grande coalition réunissant le roi de France, l'empereur germanique et le comte de Flandre. Cette victoire est décisive pour l'avenir de la Normandie.

Les ducs de Normandie ont souvent résidé à Rouen. Le coeur de Richard 1er d'Angleterre, dit Coeur de Lion est conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut voir dans la cathédrale.

 Rouen était un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin ver l'Angleterre.

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et dans sa région, les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

L'essor économique de la ville à la fin du XVème siècle est dû essentiellement aux draperies, mais aussi à la soierie et à la métallurgie. Le sel venait du Portugal et de Guérande. Les draps étaient vendus en Espagne, qui fournissait alors la laine.

La prospérité de Rouen reposait principalement sur le commerce fluvial de la Seine. Les marchands rouennais détenaient depuis Henri II le monopole de la navigation sur Seine en aval de Paris.

 C'est à Rouen, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc a été jugée et brûlée en 1431 à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen, même dans la population.

 Les chantiers, ralentis par la guerre de Cent Ans, se développent à nouveau.

Rouen a été un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier avec le mécénat des archevêques d'Amboise et des financiers.

 Dans les années 1530 et suivantes, une partie de la population rouennaise se tourne vers la religion réformée, c'est-à-dire le protestantisme. Les tensions entre communautés protestante et catholique s'exacerbent.

 La ville est divisée en 12 quartiers situés dans deux parties Rouen Rive droite et Rouen rive gauche, selon leur localisation par rapport à la Seine.

Rouen, rive droite que nous visitons constitue le coeur historique de la ville avec le palais de justice,  la cathédrale Notre-Dame, la place du Vieux-marché et les plus grandes rues, en particulier la rue du Gros-Horloge et la rue Jeanne-d'Arc.

 La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption est le monument le plus prestigieux de la ville. La construction revêt une architecture gothique dont les premières pierres remontent au haut Moyen Âge.  Elle est dotée d'une "tour lanterne" sur la croisée du transept. La flèche en bois couverte en plomb de style Renaissance qui la couronnait fut détruite par un incendie. Elle est à présent surmontée d'une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur. La cathédrale Notre-Dame est la plus haute de France. Elle détient également, par sa largeur de sa façade occidentale, le record de France.

 La tour nord (tour Saint-Romain) est la partie la plus ancienne de la façade (XIIe siècle, premier gothique) et était couronnée d'une flèche en pierre à l'origine. Après la démolition de cette dernière, un autre niveau en style gothique flamboyant a été ajouté et doté d'un toit en charpente dit « en hache ». Il est très vraisemblable que cette tour fût isolée de la cathédrale et qu'elle servît de tour défensive avant d'être intégrée à la façade de la cathédrale.

Son édification débute vers 1145. Son soubassement est totalement aveugle sur le parvis. Au-dessus se développent quatre niveaux de baies qui s'agrandissent progressivement jusqu'aux baies géminées des abats-son. Son dernier étage se démarque par l'utilisation d'un style gothique flamboyant sur l'ensemble plus rude du premier gothique. La partie Est de la tour accueille une tourelle carrée qui renferme l'escalier en vis qui permet l'accès aux étages.

La maison du carillonneur qui était accolée à la tour Saint-Romain a été détruite en 1944. Seuls les murs sont restés debout.

 La tour sud, dite "tour de beurre" est beaucoup plus récente puisqu'elle date du début XVIe siècle; la première pierre est posée en 1485. Elle est  achevée en 1506. Elle est « couronnée », ce qui est caractéristique du style flamboyant, dite « de beurre », parce qu'elle a été financée avec les indulgences de carême, c'est-à-dire que des fidèles riches s'achetaient le droit de consommer du beurre et autres laitages pendant le carême. Elle n'est construite qu'à partir de 1485 et le chapitre de la cathédrale connu de houleux débats entre les « anciens » et les « modernes » pour décider qui des partisans d'une flèche ou d'une couronne l'emportera. Finalement les seconds l'emportèrent Sa construction était destinée à équilibrer au sud le volume de la tour Saint-Romain. Elle se compose de quatre niveaux qui suivent un plan carré et d'un couronnement octogonal ponctué de pinacles.

La tour du Beurre dispose d'un carillon, compté parmi les plus grands de France. Créé en 1920, il est agrandi et totalise 50 cloches et 6 cloches « de volée ».

Ces deux tours, Saint-Romain et du Beurre, sont construites hors d'œuvre, c'est-à-dire qu'elles ne s'élèvent pas au-dessus des collatéraux, comme c'est habituellement le cas, mais à côté.

 

Le portail Saint-Jean au nord est le seul tympan qui soit intact parce qu'il a connu plusieurs campagnes de restauration dès 1769. Le tympan, divisé en deux parties, représente des évènements des vies de saint Jean Baptiste et de saint Jean l'Évangéliste. La partie supérieure représente le « Mystérieux passage » de Saint-Jean l'Évangéliste. La partie inférieure, de gauche à droite, raconte le festin d'Hérode, la danse de Salomé et la décollation de Saint-Jean-Baptiste. Entre l'arc brisé et l'arc de décharge se trouve le Baptême du Christ.

 

Le portail central et le portail Saint-Étienne sont endommagés et cela depuis les guerres de religion, époque où les calvinistes, nombreux à Rouen, ont décapité et mutilé les statues de presque toutes les églises de la ville, en détruisant également le mobilier et les tombes à l'intérieur des édifices. Cependant, on reconnaît sur le tympan du portail Notre-Dame un arbre de Jessé qui constitue une des rares représentations de ce thème dans la pierre. Cette réalisation a souffert des dégâts causés par les huguenots en 1562, et a été restaurée en 1626. L'étagement du portail est constitué d'un premier grand gâble recoupant une galerie, la grande rose en retrait et une seconde galerie dite du « Viri Galilei ».

 

La nef reprend des éléments des parties romanes détruites par un incendie en 1200. La nef est composée de 11 travées, séparées par des piliers. Elle est caractéristique du premier gothique parce qu'elle est construite sur quatre niveaux, contrairement au gothique postérieur qui n'en connaît que trois. Le revers de la façade comprend les tympans des baies de la coursière de l'étage découpés de rosaces polylobées, caractéristiques du premier gothique normand.

 

Les vitraux. Dès 1939 à l'initiative de Jean Lafond historien du vitrail, la totalité des vitraux anciens sont déposés pour ne laisser en place que les vitraux du XIXe siècle et envoyés pour l’essentiel dans les soubassements du donjon de Niort, les préservant de la destruction.

Au nord, deux chapelles du collatéral recèlent les vitraux les plus anciens conservés en place en Normandie. Ces vitraux de 1200 surnommés depuis le XIVe siècle « les Belles Verrières » sont célèbres pour leur couleur bleue « de Chartres ».

Le vitrail dans le déambulatoire nord, auprès de la chapelle de la Vierge, racontant la vie du patriarche Joseph et offert par les tondeurs de drap, porte l'inscription dans un phylactère « Clément, verrier de Chartres ». Les parties inférieures des deux baies des chapelles où se trouvent les « Belles Verrières » sont garnies de vitraux différents, datés du XVe siècle, œuvre de Guillaume Barbe, maître-verrier de la cathédrale.

Au sud, les chapelles du collatéral ne recèlent pas d'anciens vitraux, car la plupart d'entre-elles ont été détruites par les chanoines au XVIIe siècle pour attirer la lumière dans l'édifice assombri par ses anciens vitraux opaques. Les verrières actuelles de la majorité des chapelles du collatéral sud sont des œuvres contemporaines du maître-verrier Max Ingrand, comme pour la chapelle sainte Jeanne-d'Arc dans le croisillon sud.

Un vitrail de la première moitié du XIIIe siècle au nord du déambulatoire, offert par la corporation des poissonniers, raconte la légende de saint Julien l'Hospitalier qui inspira par ailleurs Flaubert dans son ouvrage intitulé Trois Contes.

 

Le déambulatoire abrite des tombeaux à gisants, qui chacun dispose d'une épitaphe, du sud au nord : celui de Rollon, premier duc de la Normandie, celui de Richard Coeur de Lion et bien d'autres encore.

 

La cathédrale est connue mondialement grâce aux 28 tableaux peints par Claude Monet et dispersés dans le monde entier.

 

Nous nous dirigeons ensuite vers le Gros-Horloge qui est l'un des monuments emblématiques de la ville. La construction, accolée à un beffroi, est constituée d'une arche Renaissance enjambant la rue du Gros-Horloge surmontée d'une horloge astronomique du XVIème siècle.

Le beffroi, datant des XIVè et XVè siècles, situé au sud abrite dès l'origine le mécanisme du Gros-Horloge ainsi que les cloches sur lesquelles il sonne. Le mécanisme d'horlogerie est l'un des plus anciens de France.

Les deux façades de l'horloge actuelle sont issues d'une reconstruction postérieure d'époque Renaissance et représentent un soleil doré de 24 rayons sur un fond bleu étoilé. Une aiguille unique, au bout de laquelle est représenté un agneau, pointe l'heure. Il apparaît aussi un "semainier" à l'intérieur d'une ouverture pratiquée à la base du cadran. Celui-ci est décoré de sujets allégoriques : la Lune en Diane pour le lundi, Mars pour le mardi, Mercure pour le mercredi, Jupiter pour le jeudi, Vénus pour le vendredi, Saturne pour le samedi et Apollon pour le dimanche.

 

La place du Vieux-Marché, située à l'extrémité ouest de la rue du Gros-Horloge est une place historique de Rouen. On y trouve plusieurs maisons à colombage et/ou à encorbellement dont une grande partie n'est en fait constituée que de façades anciennes. Elle abritait l'église Saint-Sauveur qui fut détruite en 1793 mais dont quelques ruines ont été dégagées lors de la rénovation de la place. L'église Sainte-Jeanne-d'Arc y fut édifiée en 1979.

La renommée de la place est liée au supplice de Jeanne d'Arc qui y fut brûlée vive en 1431. Le lieu des exécutions publiques avec le pilori et le mur pare-feu pour les bûchers a été exhumé. Une croix a été dressée à côté de l'emplacement du bûcher, comme il avait été stipulé lors du procès de réhabilitation.

Il y a toujours un petit marché sus une halle avec des charpentes en épis couverts d'ardoises comme l'église attenante.

 

La rue Jeanne d'Arc que nous longeons est l'artère principale de la rive droite de Rouen. Elle mène du pont Jeanne d'Arc à la gare de Rouen Rive-droite et coupe la rue du Gros-Horloge. Elle traverse également la place Foch où se trouve le Palais de Justice.

Elle commença à être percée en 1860 et fut inaugurée en 1862 sous le nom de la "rue de l'Impératrice". Son percement entraînera la démolition de plusieurs églises gothiques.

 

Le palais de justice construit entre la fin du XVème  et le XXème siècle est l'ancien siège du parlement de Normandie. A l'origine, en 1494, les Conseillers de la ville adoptent une résolution en vue de construire au neuf marché une grande salle où les marchands de la ville pourront se réunir,. Ce fut la première étape de la construction du palais de justice.

Le calcaire blond utilisé provient de la ville de Saint Leu d'Esserand dans l'Oise.

Le palais est ravagé par deux fois en 1944 lors de bombardements qui provoquent la destruction totale de l'aile gothique et de la partie gothico-renaissance. Cette partie a aujourd'hui été restaurée.

Le palais de justice est une des seules réalisations de l'architecture gothique civile de la fin du Moyen-Âge en France. C'est un bâtiment somptueux.

  Musée des Beaux-Arts de Rouen.

Le déjeuner est suivi d'une visite commentée du Musée des Beaux-Arts et en particulier de la partie réservée aux peintres impressionnistes.

Ce musée abrite l'une des plus prestigieuses collections publiques de France qui réunit peintures, sculptures, dessins et objets d'art de toutes écoles, du XVe siècle à nos jours. Par la richesse du fonds, par l'ampleur des mouvements artistiques représentés, par la présence d'oeuvres de référence des plus grands maîtres d'Ingres à Monet, le musée est un temple de la peinture du XIXème siècle : Géricault, Delacroix, Corot, Gustave Moreau, Degas ou Monet y sont largement représentés.

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La peinture impressionniste reste l'époque la plus fascinante de l'histoire de l'art moderne et la plus aimée du public. A leur époque, les oeuvres impressionnistes apparurent d'une modernité tellement scandaleuse qu'il fallut plus de trente ans à leurs contemporains pour, sinon les aimer, au moins les admettre. Cette peinture remettait en cause des siècles de peinture académique et codifiée. Les peintres impressionnistes, tout en maintenant le lien avec la peinture du monde réel, se sont totalement affranchis du carcan du passé (art académique, style"pompier"), par le libre choix des thèmes qu'ils abordaient pris dans la vie quotidienne de tout un chacun et par un mode de représentation picturale entièrement nouveau. Cette nouvelle technique répondait au désir de privilégier en peinture l'impression instantanée sur la construction de l'esprit. C'est aussi un parti-pris de peindre la réalité réjouissante, celle des loisirs, de la beauté de la nature, une quête sans fin de lumière...Bref, un certain art de vivre qui rejoint bien des aspirations de notre société.

Si aujourd'hui les impressionnistes sont au firmament de la peinture, il est important de rappeler à quel point leur peinture fut incomprise, rejetée et honnie à leur époque.

La formule de Manet : "Je peins ce que je vois, et non ce qu'il plaît aux autres de voir" résume à elle seule cette revendication des artistes à donner leur vision personnelle, celle de leur propre subjectivité...........Merci à eux d'avoir osé !

La richesse et la haute tenue de la visite guidée du musée des Beaux-Arts a laissé les participants admiratifs.

 
Textes et mise en page de AM & G Veyrier du Muraud
Photos GVM & JL Boudergues


Date de création : 18/07/2012 - 18:50
Dernière modification : 23/02/2014 - 17:28
Catégorie : sorties
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